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Hécatombe de dauphins : les scientifiques du CIEM plaident pour une fermeture de la pêche en hiver dans le Golfe de Gascogne et un renforcement des moyens de surveillance

Mercredi, 27 Mai 2020

Photo : Sea Shepherd / Tara Lambourne

Les pics de mortalités des dauphins communs dans le Golfe de Gascogne sont observés depuis la fin des années 80’. Aujourd’hui l’hécatombe s'accélère. En début d’année, les scientifiques de Pelagis ont annoncé que plus de 11000 dauphins auraient été victimes des activités de pêche non sélective au large des côtes atlantiques françaises en 2019. Le taux de mortalité qui ne doit pas être dépassé en une année entière l’est en un mois seulement et les dauphins communs du Golfe de Gascogne pourraient disparaître d’ici 20 ans.

Depuis 3 ans, Sea Shepherd France lance chaque hiver l’Opération Dolphin ByCatch pour alerter sur le sort des dauphins le long des côtes françaises afin de pallier aux manquements d'une politique qui préfère plier devant le lobby de la pêche plutôt que d'assumer ses responsabilités de garante de la biodiversité.

Pour Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France et responsable de l'Opération Dolphin Bycatch, la France a une responsabilité particulière dans la problématique des captures de dauphins. "Nous sommes le pays européen qui tue le plus de dauphins et nous semblons nous en accommoder. On ne peut pas prétendre que des espèces sont protégées si on continue à autoriser les méthodes de pêche qui les tuent par milliers".

Hier, mardi 26 mai, le Conseil International pour l'Exploration de la Mer (CIEM), organisme inter-gouvernemental qui fédère le travail de 1600 scientifiques venant principalement de 20 pays riverains de l'Atlantique nord, a communiqué à la demande de l'UE son avis sur l'urgence des mesures à mettre en oeuvre pour la protection des dauphins communs (delphinus delphis) du Golfe de Gascogne.

Pour stopper le carnage, le CIEM préconise l’arrêt des activités de pêches non sélectives impliquées dans les captures durant les périodes les plus meurtrières.

Les scientifiques du conseil alertent également sur le manque de données disponibles (estimations de captures incertaines) et recommandent un renforcement des contrôles via l'installation de caméras embarquées (remote e-monitoring) afin de filmer les remontées des engins de pêche pour rendre compte de l'efficacité des mesures qui seront adoptées.

Si la Commission européenne peut imposer ces mesures d'urgence aux Etats membres sur une période allant de 6 mois à un an, le CIEM insiste sur le fait qu'elles devront être pérennisées par la mise en oeuvre d'une réduction de l'effort de pêche sur une période de 5 ans, afin d'être en adéquation avec les accords de protection des cétacés signés par la France. Le CIEM précise bien que cet effort de pêche doit être réduit et non déplacé, afin d'éviter de déplacer le problème.

Ces mesures, si elles venaient à être appliquées constitueraient une première avancée. Cependant, il en est une qui appelle à la vigilance. Les répulsifs acoustiques sont recommandés pour les chaluts pélagiques, en dehors des périodes de fermeture de pêche. Ces derniers ne peuvent apparaître comme une avancée du fait de leur inefficacité et des nombreux effets pervers qu'ils induisent (pollution et exclusion des prédateurs naturels de leur habitat).

La France va t-elle enfin assumer ses responsabilités et suivre les recommandations de ce groupe d’experts ? Quoiqu'il en soit, tant que ces mesures ne seront pas appliquées, Sea Shepherd continuera à mobiliser un navire dans le Golfe de Gascogne chaque hiver.

"En plus des responsabilités politiques, nous en appelons également à la responsabilité individuelle"- conclut Lamya Essemlali, "C'est la surconsommation de poissons qui a motivé la mise en place de techniques de pêche non sélectives, qui détruisent l'environnement marin et mettent en péril les dauphins, entre autres nombreuses espèces marines".