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Sea Shepherd répond au Comité Départemental des pêches du Finistère

Vendredi, 23 octobre 2020

Sea Shepherd est consterné par l'attitude du Comité des Pêches qui depuis toujours et encore aujourd'hui se fait le relais des pires représentants de la profession et continue de diaboliser les ONG qui tentent -en toute légalité- de lever l'opacité sur les pratiques de pêches non durables. Voici une réponse point par point aux dernières accusations envoyées à la presse ce matin à l'encontre de nos équipes. Nous nous tenons par ailleurs à la disposition des autorités locales et du gouvernement pour trouver et mettre en place des solutions sérieuses et durables de sortie de crise.

CDPF : Depuis juillet 2020, Sea Shepherd est présente dans le Finistère-sud à la suite d’un pic estival d’échouages de dauphins communs de plus en plus présents à proximité des côtes.

Pour autant, comme le souligne les scientifiques, aucun changement de pratique ni aucune augmentation de l’effort de pêche n’ont eu lieu ces dernières années.

SEA SHEPHERD : FAUX : Il n’y a pas plus de navires de pêche mais les longueurs et les hauteurs des filets de pêche ont été augmentées. Cela revient de facto à augmenter l'effort de pêche. Les scientifiques sont unanimes là dessus.

CDPF : La volonté du monde de la pêche est de nourrir les populations dans le respect du milieu marin, de continuer les efforts entrepris depuis de nombreux mois afin d’améliorer les connaissances sur ce phénomène et de poursuivre les programmes de recherche de réduction des captures accidentelles.

SEASHEPHERD : FAUX : Les méthodes de pêche actuelles ne respectent pas suffisamment le milieu marin, les centaines de cadavres mutilés qui s'échouent sur les plages et les vidéos de rejets de dizaines de requins et autres poissons par-dessus bord, filmés par nos équipes en attestent. Le secteur fait mine de chercher des solutions mais continue encore aujourd'hui d’entretenir une opacité qui perdure depuis des années et ne déclare pas les captures de dauphins pourtant légalement obligatoires. Sea Shepherd est sur le terrain justement parce que la plupart des pêcheurs ne jouent pas la transparence. Sur plus de 10 000 dauphins tués l'hiver dernier, moins de 10 déclarations de captures ont été recensées ! Aucune mesure concrète n'est avancée par le secteur ni par le Ministère de la Mer hormis les répulsifs acoustiques qui n’arrangent rien, pire, ils excluent les dauphins de leur zone de nourrissage.

CDPF : Or, actuellement, le comportement de l’association est contre-productif et met en péril la sécurité et la vie de nos marins. Le semi-rigide de l’association tourne autour des navires de pêche depuis presque 4 mois. Après quelques jours d’absence, il est revenu lundi 12 octobre et opère depuis avec des manœuvres irresponsables et risquées. Le dernier évènement a eu lieu ce matin.

SEA SHEPHERD : FAUX : Nos équipes respectent scrupuleusement la réglementation et se tient toujours à distance suffisante pour ne jamais gêner les manœuvres de pêche. Notre semi rigide n'est pas sur zone depuis 4 mois mais depuis début août, soit deux mois et demi. Habituellement mobilisés en hiver, nous avons monté une équipe en raison d'une explosion des échouages de dauphins mutilés sur la zone. Face à l'opacité ambiante, et conformément au plan d’actions de la Ministre de la Mer, il est nécessaire de documenter ce phénomène. Nous filmons l'intégralité des patrouilles et nous mettons au défi les marins pêcheurs qui nous accusent de fournir le moindre début de preuve que nous ne respectons pas la réglementation ou que nous faisons des manœuvres dangereuses. De notre côté, plusieurs plaintes ont déjà été déposées et sont en cours de déposition avec vidéos et enregistrements audio à l'appui.

CDPF : Être pêcheur demande une attention de chaque instant, une parfaite concentration pendant les manœuvres. Un navire doit pouvoir faire un virage à 180 degrés rapidement pour éviter une croche sur le fond. Rien ne doit le gêner lors de ses manœuvres. Le patron doit tenir compte des courants de marée, de la houle, du vent. Un pied ou une main prise dans un orin, une faute d’inattention ont déjà couté un bras, une jambe ou même la vie à des marins déconcentrés.

SEA SHEPHERD : Nos équipes sont composées de marins, hommes et femmes, aguerri(es) qui connaissent parfaitement la mer et les réglementations. Ça n'est pas le fait d'être filmé à bonne distance qui déconcentre les marins mais plutôt le fait de lancer des projectiles et de s'époumoner à proférer des menaces et des insultes. La mer est un domaine public qui n'appartient pas aux pêcheurs. Qu'ils le veuillent ou non, dès lors que nous ne gênons pas leurs manœuvres, nos marins ont le droit d'être sur la zone.

CDPF : Ce jeudi 22 octobre à 07H00, les militants de l’association sont arrivés sur zone avec un semi-rigide dont l’immatriculation était cachée comme à chaque fois. De nuit, ils ont braqué leur projecteur sur un petit navire de pêche aveuglant le patron, qui ne pouvait lire les écrans à la passerelle, mettant ainsi en péril sa navigation. Les militants de Sea Shepherd sont délibérément passés entre le bateau et ses filets. Une action inacceptable et dangereuse pour tout le monde.

SEA SHEPHERD : L'immatriculation n'est jamais cachée. Elle est depuis toujours inscrite sur la console et répond à la norme de la division 240.Ce matin, nous n'avions pas de projecteur. Hier en revanche, nous avons projeté une lumière sur le filet sans aucune réflexion sur la passerelle que nous n’avons aucun intérêt à éclairer. Nous disposons des images filmées de ces manœuvres que nous transmettrons aux autorités. Nous demandons aux pêcheurs concernés de fournir également leurs images et sommes disposés en discuter avec eux, preuves sur table.

CDPF : Le patron veillait tout le temps à ne pas interagir avec le semi rigide pour éviter une collision. Très stressé, il a été obligé d’arrêter son activité pour ne pas mettre tout le monde en danger.

SEA SHEPHERD : La menace à la sécurité invoquée par ces pêcheurs relève du pur fantasme et la seule raison objective qui puisse à ce point stresser un patron de pêche est sa volonté farouche de ne pas laisser filmer ce qui remonte dans son filet. Aucune menace réelle à la sécurité de lui-même ou de son équipage n'émane des actions de Sea Shepherd et encore une fois, nous demandons que ce genre d'accusation diffamatoire à notre encontre soit étayée à minima d'images comme nous le faisons systématiquement.

CDPF : Il a tenté de joindre les abordeurs, sans réponse... il a fini par appeler le CROSS et ses collègues à proximité. L’un d’entre eux a notamment tiré une fusée de détresse en direction de l’eau pour signifier à l’équipage du semi-rigide que son comportement représentait un danger.

SEASHEPHERD : Définition d'"abordage : Manœuvre consistant à s'amarrer bord à bord avec un navire, à monter à son bord pour s'en rendre maître." On voit bien ici que l'auteur de ce communiqué est dans le fantasme total. Nos équipes répondent à la VHF et s'annoncent à chaque fois qu'ils arrivent. Encore une fois, merci au Comité des pêches d'apporter un début de preuve que nous mettons qui que ce soit en danger par notre présence.

CDPF : Ces actions intolérables s’ajoutent à la fatigue, la tension nerveuse et entraine l’inattention des équipages, ou des hommes qui sont souvent seuls à bord. Ces actions intolérables s’ajoutent à la fatigue, la tension nerveuse et entraine l’inattention des équipages, ou des hommes qui sont souvent seuls à bord. Il est hors de question de supporter plus longtemps une situation de tension qui, à terre, serait considérée comme du harcèlement.

SEA SHEPHERD : A terre, il n'est nullement interdit de filmer dans les lieux publics. Ça n'est pas parce qu'ils y pêchent que la mer appartient aux pêcheurs. Certains déshonorent leur profession en la considérant comme un supermarché à ciel ouvert dans laquelle ils voudraient pouvoir se servir sans être observés et sans avoir à rendre de compte et en s'en prenant violemment à quiconque se montre un peu trop curieux.

CDPF : Les professionnels vont désormais en mer chaque jour avec à l’esprit l’ensemble des messages violents et injurieux qui les ciblent individuellement sur des réseaux sociaux visibles par chaque membre de leur entourage.

SEA SHEPHERD : La boule au ventre ne les empêche visiblement pas de lancer des projectiles (fusées de détresse, mousquetons, poissons morts.) Les professionnels qui n'ont rien à cacher n'ont pas d'appréhension à avoir. Il n'est d'ailleurs pas illégal de capturer des dauphins "accidentellement". Notre présence est parfois très bien tolérée et certains pêcheurs se comportent de façon courtoise et parfois même, sympathique. Les pêcheurs ont des comptes à rendre, si certains navires se montrent agressifs, insultent et menacent, capturent des dauphins sans les déclarer, ils doivent en assumer les conséquences. Nos posts sur les réseaux sociaux appellent systématiquement à la modération et toute menace ou insulte qu'elle émane des pêcheurs ou de certains de nos sympathisants est systématiquement supprimée et son auteur banni. Les débordements d'un côté ou de l'autre sur les réseaux sociaux ne doivent pas être un prétexte au maintien de l'omerta.

CDPF : Les images diffusées par l’ONG montrent en boucle les mêmes captures de dauphins. Sept captures accidentelles en quatre mois. Un chiffre à mettre en lien avec le nombre de jours de présence sur zone depuis la mi-juillet et qui est bien éloigné de l’hécatombe déclamée par les bénévoles de l’association.

SEA SHEPHERD : Sept dauphins en moins de deux mois (vu certaines absences sur l'eau) pour un seul semi rigide limité par les conditions météo et tenu de surveiller plusieurs dizaines de navires Ce qui importe, ça n'est pas le nombre de dauphins dans les filets que nous filmons au regard du peu de moyens dont nous disposons. Ce qui importe c'est le nombre de cadavres mutilés échoués sur les plages. Que nous les ayons filmés ou pas, ils ont bien été tués par les engins de pêche sur le secteur et le nombre est de l'ordre du jamais vu pour cette période comme s'en alertent à juste titre les scientifiques. Il s'agit bel et bien d'une hécatombe et que les comités des pêches en soient encore à minimiser cet état de fait ne présage rien de bon pour la suite.

CDPF : Le semi-rigide de l’ONG reste souvent à proximité de mêmes navires sans filmer de dauphins. L’ONG communique alors uniquement avec des images de marins excédés en se présentant comme victime supposée. Ceci est arrivé à deux reprises seulement. L’équipage de l’ONG s’est notamment dit « poursuivi » par des pêcheurs. Or, les marins atteignent difficilement les 10 nœuds maximum avec leurs navires lourds alors que l’association possède une unité maniable, rapide et légère dotée d’un moteur puissant pouvant atteindre aisément 30 nœuds.

SEA SHEPHERD : Certaines patrouilles se passent bien, preuve en est que certains pêcheurs comprennent et acceptent notre présence. Nous disposons en revanche d'énormément d'images où les pêcheurs sont agressifs, étonnamment, ce sont souvent ceux qui se plaignent. Nous diffusons peu d'images faute de temps (une seule équipe en mer chargée de faire les patrouilles et de traiter les images après des nuits souvent très éprouvantes) mais toutes nos plaintes en justice à l'encontre des pêcheurs concernés sont étayées d'images vidéo et enregistrements audios. Il est évident que les bateaux de pêche ne peuvent pas rattraper le semi rigide, raison pour laquelle nous parlons essentiellement de "manœuvres d'intimidation".

CDPF : Dans ces conditions, nous ne pouvons que saluer le calme observé par les marins qui supportent d’être filmés et harcelés à longueur de temps depuis presque 4 mois.

SEA SHEPHERD : "Harceler : action de soumettre sans répit à de petites attaques". Si le fait que le contenu d'un filet de pêche soit filmé est vécu comme une attaque par certains pêcheurs, il y a lieu de s'interroger sur les raisons d'une telle nervosité. Ceux qui sont calmes sont ceux qui n'ont rien à cacher. Deux mois, et non quatre.

CDPF CDPF : Quand elles se produisent, les captures accidentelles sont déclarées, n’ont rien d’illégales, d’intentionnelles ou de cachées comme le suppose l’association qui légitime ses actions en disant qu’elle amène de l’information. Or, les images n’amènent pas plus d’information, puisque le phénomène est connu.

SEA SHEPHERD : Nous n'avons jamais prétendu que les captures dites "accidentelles" sont illégales. Nous dénonçons en revanche une permissivité sans borne pour ces "accidents" dont la récurrence est intolérable. Elles sont en revanche de toute évidence cachées par les pêcheurs concernés puisqu'ils ne déclarent pas ces captures pour l'écrasante majorité, et ce mettent à ce moment à dans l'illégalité.

CDPF : Désormais, cela suffit ! la sécurité des hommes est en jeux. Avant qu’un accident ne soit à déplorer, il est temps de mettre fin à ces comportements dangereux et de mettre en place des mesures concrètes pour garantir la sécurité de nos marins qui travaillent en toute légalité.

SEA SHEPHERD : La présence de Sea Shepherd n'est que la résultante d'une opacité du secteur qui a trop duré. Les dauphins et l'océan dans son ensemble sont en train de faire les frais de nos pratiques de pêche destructrices et le grand public a le droit de savoir ce qui se passe. Cette omerta fait le jeu des pêcheurs les moins scrupuleux, qui sont dans l'excès et parfois dans l'illégalité. Tout le monde a à gagner à plus de transparence sur les pratiques en mer, les dauphins, le milieu marin mais aussi les pêcheurs respectueux de l'océan. Le Comité des Pêches se fait aujourd'hui et comme toujours, le représentant de ce que la pêche fait de pire et ça n'honore en rien la profession.

Sea Shepherd ne renoncera pas à une présence en mer qui joue un rôle indispensable mais renouvelle néanmoins sa volonté de dialoguer dans l’apaisement sur la base d’un consensus scientifique partagé et d’un plan de sortie de crise à la fois écologique, économique et sociétal.